Saison 4

blue Cerises, Violette 4
in “Lune bleue”, version reliée des blue Cerises

“Rouge toujours”

 Macadam · Milan, février 2012

bluecerises_couv4_72dpiVoilà, on a fini par s’expliquer. Des jours que ça couvait. D’abord, le silence, depuis ce réveillon pourri. Amos me disait qu’elle aussi était malheureuse, et qu’il faudrait bien qu’on arrive à se parler. Mais pourquoi j’aurais fait le premier pas ? Amos, lui, était revenu vers moi. Elle, non.
Le lendemain du réveillon, j’ai essayé d’appeler Satya. Personne. J’ai insisté, suis passée sur le fixe. C’est Solange qui m’a répondu. Le bel indien n’était pas là, sorti, absent. Disparu. Satya se la jouait bigorneau, claquemuré au fond de sa coquille, intouchable. J’aurais dû comprendre, comme moi, il déteste les ambiances couleur rasoirs. Mais j’avais pas besoin de ça, juste là.
Je ruminais. Je macérais, façon tranche de citron oubliée dans un fond de sangria. Des bûcherons au fond du crâne, et les vagues de nausée. Le haut des fesses encore douloureux du tatouage papillon de Satya. Et le visage de ce garçon, Gino, qui me revenait sans cesse. Et me faisait penser à elle. Elle, toujours. Olivia.

“Rouge toujours”, Violette saison 4, in les blue Cerises, “Lune bleue”

Le réveillon a tourné au cauchemar. Les Cerises ont explosé, se sont éclatées au sol. Violette rumine. Elle sait qu’il faudra bien se réconcilier avec Zik, à quoi bon vivre sans partager leurs fous rires ? Mais elle ne fera pas le premier pas, ça non ! Et Olivia… quand on ne peut pas oublier un monstre, autant l’affronter. C’est ce que lui conseillerait Ernesto, c’est sûr. Il y a aussi tout ce qu’on n’a pas prévu, et que la vie sème sur le chemin. Un garçon au catogan japonais, le vertige, les nuits à se perdre. Pour mieux se trouver ?
Dans sa course folle à la poursuite de semelles rouges, Violette risque de s’envoler…

La playlist des blues de Violette