{"id":2041,"date":"2014-12-31T17:31:10","date_gmt":"2014-12-31T16:31:10","guid":{"rendered":"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=2041"},"modified":"2024-07-24T14:04:06","modified_gmt":"2024-07-24T13:04:06","slug":"lily","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=2041","title":{"rendered":"Lily"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: right;\">Roman<a href=\"http:\/\/bourrieres.canalblog.com\/\" rel=\"self\"><br \/>\n<\/a><strong><a href=\"https:\/\/www.lajoiedelire.ch\/\">La Joie de lire<\/a> \u00b7 f\u00e9vrier\u00a02015<br \/>\nCouverture, S\u00e9verin Millet<\/strong><\/h4>\n<blockquote><p>\u2014 L\u00e8ve-toi, oui, toi, approche. Rentre dans la lumi\u00e8re et montre-nous qui tu es.<br \/>\nLily s\u2019est lev\u00e9e, jambes et bras emm\u00eal\u00e9s. Son chignon a c\u00e9d\u00e9, ses cheveux sont venus noyer ses \u00e9paules, sa nuque. Elle a regard\u00e9 le chor\u00e9graphe. Elle a plant\u00e9 ses yeux au fond des yeux couleur glacier et elle a balbuti\u00e9\u00a0:<br \/>\n\u2014 C\u2019est moi, c\u2019est Lily&#8230;<\/p><\/blockquote>\n<p>C&rsquo;est avec beaucoup d&rsquo;\u00e9motion que je vois ce roman\u00a0publi\u00e9 au sein de la collection \u201cEncRage\u201d. Encore plus d&rsquo;\u00e9motion et de poids autour de ce roman li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie apr\u00e8s ce 7\u00a0janvier 2015\u2026<\/p>\n<div style=\"width: 720px;\" class=\"wp-video\"><video class=\"wp-video-shortcode\" id=\"video-2041-1\" width=\"720\" height=\"540\" poster=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/lily-couv-video.jpg\" preload=\"metadata\" controls=\"controls\"><source type=\"video\/mp4\" src=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/lily_teaser.mp4?_=1\" \/><a href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/lily_teaser.mp4\">http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/lily_teaser.mp4<\/a><\/video><\/div>\n<h1>On ne se d\u00e9fait pas des personnages qu&rsquo;on a cr\u00e9\u00e9s<\/h1>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e de raconter un amour, un lien trop fort entre un fr\u00e8re et une s\u0153ur est pr\u00e9sente depuis longtemps dans mes projets. La b\u00e2tir sur des jeunes gens dont le p\u00e8re est mort quand ils \u00e9taient enfants \u00e9tait une suite \u00e9vidente pour moi au personnage de Nina, dans <em><a title=\"Pablo de La Courneuve\" href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=311\">Pablo de La Courneuve<\/a><\/em>. Et j&rsquo;ai vu Nina danser, peut-\u00eatre sur les pas de la Goule\u2026 La danse. Souvenirs de mes cours de danse trop t\u00f4t interrompus par une scoliose ? Des ballets de B\u00e9jart qui ont peupl\u00e9 mon adolescence\u00a0?<\/p>\n<h1>De l&rsquo;album au roman<\/h1>\n<p>Nina est devenue Lily. J&rsquo;ai d&rsquo;abord \u00e9crit son histoire en imaginant un album CD. J&rsquo;entendais les duos fr\u00e8re-s\u0153ur, les complaintes de Lily et ses mouvements d&rsquo;humeur sur des pas de danse\u2026 Est-ce que j&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 dans un film de Jacques Demy\u00a0? Sans doute.<\/p>\n<p>Je venais de\u00a0publier <em><a title=\"L\u2019enfant silence\" href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=287\">L&rsquo;enfant silence<\/a><\/em>\u00a0avec <a href=\"http:\/\/www.benjaminlacombe.com\/home_f.html\">Benjamin Lacombe<\/a>, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 lui. On a commenc\u00e9 \u00e0 travailler. Au lien trop fort entre un fr\u00e8re et une s\u0153ur, Benjamin\u00a0pr\u00e9f\u00e9rait un gar\u00e7on sur le toit, un amoureux romantique et secret. Nino qui ne s&rsquo;appelait pas encore Nino est n\u00e9. Mais je tenais \u00e0 la probl\u00e9matique du lien fr\u00e8re-s\u0153ur, et l&rsquo;histoire d\u00e9bordait sur des th\u00e8mes tr\u00e8s adolescents, on sortait de l&rsquo;album, le roman prenait forme.<\/p>\n<h1>Une guerre\u2026<\/h1>\n<p>J&rsquo;avais donc une jeune fille orpheline de p\u00e8re, qui aimait trop son fr\u00e8re, et qui allait en \u00eatre s\u00e9par\u00e9. Qu&rsquo;est-ce qui pouvait les s\u00e9parer ? C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;est intervenue la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie,\u00a0encore une \u00e9vidence. Une n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n<p>Je suis n\u00e9e \u00e0 la toute fin de ce qu&rsquo;on n&rsquo;appelait pas encore \u201cla guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie\u201d mais \u201cles \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;Alg\u00e9rie\u201d. Mes copains de classe venaient souvent de ces terres de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterrann\u00e9e, d&rsquo;autres de l&rsquo;Espagne franquiste. La guerre faiseuse de destins d\u00e9racin\u00e9s\u2026 J&rsquo;ai appris l&rsquo;existence de cette guerre avec <em><a href=\"http:\/\/www.allocine.fr\/film\/fichefilm_gen_cfilm=495.html\">Les parapluies de Cherbourg<\/a><\/em>\u00a0sur un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9 en noir et blanc. Plus tard, vers treize ans, l&rsquo;Alg\u00e9rie est revenue dans mon quotidien avec le militantisme, les discussions sur l&rsquo;\u00e9tat du monde et la parole d&rsquo;un pr\u00eatre ouvrier appel\u00e9 en Alg\u00e9rie, revenu d\u00e9fait, obs\u00e9d\u00e9 par les horreurs qu&rsquo;il y avait v\u00e9cues.<\/p>\n<p>Nous sommes tous des enfants de la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie\u2026 Alors oui, n\u00e9cessit\u00e9 de parler encore\u00a0aujourd&rsquo;hui \u2014 surtout aujourd&rsquo;hui ! \u2014 de cette\u00a0histoire lourde de non-dits. De mettre \u00e0 nu ces racines d\u00e9figur\u00e9es pour\u00a0permettre aux enfants qui en sont issus\u00a0de mieux grandir.<\/p>\n<h1>\u2026 un destin de femme<\/h1>\n<p>Une jeune fille, un amour d\u00e9mesur\u00e9 pour son fr\u00e8re, la danse et des\u00a0r\u00e8gles trop strictes\u2026 la guerre. Et la n\u00e9cessit\u00e9 de s&rsquo;\u00e9manciper, de choisir elle-m\u00eame son destin. Ici, Lily\u00a0rejoint <a title=\"Rouge Bala\" href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=420\">Bala<\/a> et <a title=\"L\u2019\u00e9cole du d\u00e9sert\" href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=369\">Noura<\/a>\u2026 Qui a dit qu&rsquo;on \u00e9crit toujours le m\u00eame livre ?<\/p>\n<h1>Un hommage<\/h1>\n<p>Au-del\u00e0 de l&rsquo;immense respect que j&rsquo;\u00e9prouve\u00a0pour ceux qui ont dit non \u00e0 l&rsquo;horreur de cette guerre, en \u00e9crivant ce roman, j&rsquo;ai voulu aussi rendre hommage \u00e0 Jacques Demy et son <a href=\"http:\/\/www.cine-tamaris.com\">cin\u00e9ma<\/a>, aux films de la nouvelle vague, \u00e0 <em>Cl\u00e9o de cinq \u00e0 sept<\/em>\u00a0et \u00e0 Agn\u00e8s Varda, au jazz, \u00e0 ce vent de libert\u00e9 cr\u00e9ative qui soufflait dans ces ann\u00e9es soixante.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/eqzQn15mFao\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u2022\u00a0<a href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?p=2184\">Le Paris de 1961<\/a>.<\/p>\n<h1>Revue de presse<\/h1>\n<p>\u2022 La <a href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?p=2344\">revue de presse, c&rsquo;est ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Roman La Joie de lire \u00b7 f\u00e9vrier\u00a02015 Couverture, S\u00e9verin Millet \u2014 L\u00e8ve-toi, oui, toi, approche. Rentre dans la lumi\u00e8re et montre-nous qui tu es. Lily s\u2019est lev\u00e9e, jambes et bras emm\u00eal\u00e9s. Son chignon a c\u00e9d\u00e9, ses cheveux sont venus noyer ses \u00e9paules, sa nuque. Elle a regard\u00e9 le chor\u00e9graphe. Elle a plant\u00e9 ses yeux au fond des yeux couleur glacier et elle a balbuti\u00e9\u00a0: \u2014 C\u2019est moi, c\u2019est Lily&#8230; C&rsquo;est avec beaucoup d&rsquo;\u00e9motion que je vois ce roman\u00a0publi\u00e9 au sein de la collection \u201cEncRage\u201d. Encore plus d&rsquo;\u00e9motion et de poids autour de ce roman li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie apr\u00e8s ce 7\u00a0janvier 2015\u2026 On ne se d\u00e9fait pas des personnages qu&rsquo;on a cr\u00e9\u00e9s L&rsquo;id\u00e9e de raconter un amour, un lien trop fort entre un fr\u00e8re et une s\u0153ur est pr\u00e9sente depuis longtemps dans mes projets. La b\u00e2tir sur des jeunes gens dont le p\u00e8re est mort quand ils \u00e9taient enfants \u00e9tait une suite \u00e9vidente pour moi au personnage de Nina, dans Pablo de La Courneuve. Et j&rsquo;ai vu Nina danser, peut-\u00eatre sur les pas de la Goule\u2026 La danse. Souvenirs de mes cours de danse trop t\u00f4t interrompus par une scoliose ? Des ballets de B\u00e9jart qui ont peupl\u00e9 mon adolescence\u00a0? De l&rsquo;album au roman Nina est devenue Lily. J&rsquo;ai d&rsquo;abord \u00e9crit son histoire en imaginant un album CD. J&rsquo;entendais les duos fr\u00e8re-s\u0153ur, les complaintes de Lily et ses mouvements d&rsquo;humeur sur des pas de danse\u2026 Est-ce que j&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 dans un film de Jacques Demy\u00a0? Sans doute. Je venais de\u00a0publier L&rsquo;enfant silence\u00a0avec Benjamin Lacombe, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 lui. On a commenc\u00e9 \u00e0 travailler. Au lien trop fort entre un fr\u00e8re et une s\u0153ur, Benjamin\u00a0pr\u00e9f\u00e9rait un gar\u00e7on sur le toit, un amoureux romantique et secret. Nino qui ne s&rsquo;appelait pas encore Nino est n\u00e9. Mais je tenais \u00e0 la probl\u00e9matique du lien fr\u00e8re-s\u0153ur, et l&rsquo;histoire d\u00e9bordait sur des th\u00e8mes tr\u00e8s adolescents, on sortait de l&rsquo;album, le roman prenait forme. Une guerre\u2026 J&rsquo;avais donc une jeune fille orpheline de p\u00e8re, qui aimait trop son fr\u00e8re, et qui allait en \u00eatre s\u00e9par\u00e9. Qu&rsquo;est-ce qui pouvait les s\u00e9parer ? C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;est intervenue la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie,\u00a0encore une \u00e9vidence. Une n\u00e9cessit\u00e9. Je suis n\u00e9e \u00e0 la toute fin de ce qu&rsquo;on n&rsquo;appelait pas encore \u201cla guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie\u201d mais \u201cles \u00e9v\u00e9nements d&rsquo;Alg\u00e9rie\u201d. Mes copains de classe venaient souvent de ces terres de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterrann\u00e9e, d&rsquo;autres de l&rsquo;Espagne franquiste. La guerre faiseuse de destins d\u00e9racin\u00e9s\u2026 J&rsquo;ai appris l&rsquo;existence de cette guerre avec Les parapluies de Cherbourg\u00a0sur un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9 en noir et blanc. Plus tard, vers treize ans, l&rsquo;Alg\u00e9rie est revenue dans mon quotidien avec le militantisme, les discussions sur l&rsquo;\u00e9tat du monde et la parole d&rsquo;un pr\u00eatre ouvrier appel\u00e9 en Alg\u00e9rie, revenu d\u00e9fait, obs\u00e9d\u00e9 par les horreurs qu&rsquo;il y avait v\u00e9cues. Nous sommes tous des enfants de la guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie\u2026 Alors oui, n\u00e9cessit\u00e9 de parler encore\u00a0aujourd&rsquo;hui \u2014 surtout aujourd&rsquo;hui ! \u2014 de cette\u00a0histoire lourde de non-dits. De mettre \u00e0 nu ces racines d\u00e9figur\u00e9es pour\u00a0permettre aux enfants qui en sont issus\u00a0de mieux grandir. \u2026 un destin de femme Une jeune fille, un amour d\u00e9mesur\u00e9 pour son fr\u00e8re, la danse et des\u00a0r\u00e8gles trop strictes\u2026 la guerre. Et la n\u00e9cessit\u00e9 de s&rsquo;\u00e9manciper, de choisir elle-m\u00eame son destin. Ici, Lily\u00a0rejoint Bala et Noura\u2026 Qui a dit qu&rsquo;on \u00e9crit toujours le m\u00eame livre ? Un hommage Au-del\u00e0 de l&rsquo;immense respect que j&rsquo;\u00e9prouve\u00a0pour ceux qui ont dit non \u00e0 l&rsquo;horreur de cette guerre, en \u00e9crivant ce roman, j&rsquo;ai voulu aussi rendre hommage \u00e0 Jacques Demy et son cin\u00e9ma, aux films de la nouvelle vague, \u00e0 Cl\u00e9o de cinq \u00e0 sept\u00a0et \u00e0 Agn\u00e8s Varda, au jazz, \u00e0 ce vent de libert\u00e9 cr\u00e9ative qui soufflait dans ces ann\u00e9es soixante. \u2022\u00a0Le Paris de 1961. 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