{"id":7380,"date":"2023-08-25T17:06:20","date_gmt":"2023-08-25T16:06:20","guid":{"rendered":"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=7380"},"modified":"2023-09-07T09:01:38","modified_gmt":"2023-09-07T08:01:38","slug":"nasha","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=7380","title":{"rendered":"Nasha"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right\"><br><em>Illustrations de <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/justine.brax\/\">Justine Brax<\/a>,<\/em><br><em>dans la<\/em> <em>collection de <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/benjaminlacombe\/\">Benjamin Lacombe<\/a>,<\/em><br><em><a href=\"https:\/\/www.albin-michel.fr\/jeunesse\">Albin Michel<\/a>, 30 ao\u00fbt 2023.<\/em><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Sa cuill\u00e8re plong\u00e9e dans son bol, Nasha regarde Ma\u2019Anna. Elle n\u2019ose plus faire de grimaces pour tenter de la d\u00e9rider, sa m\u00e8re a perdu son sourire. Depuis qu\u2019\u00e0 la t\u00e9l\u00e9 on parle de ces histoires de pensionnats et d\u2019enfants disparus, le visage de Ma\u2019Anna est couleur tristesse. Et pire que tout, elle ne chante plus&nbsp;! M\u00eame pas les berceuses qu\u2019elle a apprises de sa m\u00e8re et de sa grand-m\u00e8re. Nasha a beau essayer de la faire rire, surveiller la cuisson de la tortilla avant m\u00eame qu&rsquo;elle le lui demande, rien n\u2019y fait : Ma\u2019Anna n\u2019a plus le go\u00fbt de s\u2019amuser.<\/p>\n<cite>\u201cNasha\u201d, C\u00e9cile Roumigui\u00e8re &amp; Justine Brax, Albin Michel 2023<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Planter ses racines pour mieux s&rsquo;envoler<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:31% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"921\" src=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/nasha-surlestoits-justinebrax-700x921.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7415 size-full\" srcset=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/nasha-surlestoits-justinebrax-700x921.jpg 700w, https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/nasha-surlestoits-justinebrax-228x300.jpg 228w, https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/nasha-surlestoits-justinebrax.jpg 703w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Insouciante et heureuse, Nasha grandit dans le Sud de l\u2019Am\u00e9rique du Nord des ann\u00e9es 1980. Elle est fille d&rsquo;une m\u00e8re issue des premiers peuples d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et d&rsquo;un p\u00e8re aux origines irlandaises.  Quand, \u00e0 la radio, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, on parle de ces pensionnats o\u00f9 l&rsquo;on enfermait des enfants enlev\u00e9s \u00e0 leurs parents, arrach\u00e9s \u00e0 leur culture autochtone, le sourire de sa m\u00e8re s&rsquo;efface\u2026 Des tambours r\u00e9sonnent sur le chemin de l&rsquo;\u00e9cole. Nasha va les entendre, les \u00e9couter, suivre leur rythme et les mots d&rsquo;un <em>homme-ombre<\/em> pour retrouver cette part de son histoire qu&rsquo;elle ne connaissait pas. Et grandir.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des blessures \u00e0 fleur de m\u00e9moire<\/h2>\n\n\n\n<p>Comme les tambours qui \u00e9veillent Nasha \u00e0 sa propre identit\u00e9, l&rsquo;id\u00e9e de cette histoire est n\u00e9e de l&rsquo;uppercut d&rsquo;\u00e9motions que j&rsquo;ai v\u00e9cu en apprenant la d\u00e9couverte de charniers autour des pensionnats d&rsquo;enfants autochtones au Canada. Enlever des enfants \u00e0 leurs familles, les couper de leur culture, leur inculquer \u00e0 coups de brimades une culture et une religion diff\u00e9rentes au pr\u00e9texte fallacieux de mieux les assimiler dans une soci\u00e9t\u00e9 dominante ? Jusqu&rsquo;\u00e0 les faire mourir\u2026 Comment peut-on imaginer et mettre en place une telle abomination ?<\/p>\n\n\n\n<p>Col\u00e8re, d\u00e9sarroi, profond chagrin. Des r\u00e9actions sans doute d&rsquo;autant plus intenses que ce massacre de racines faisait \u00e9cho \u00e0 mon histoire personnelle. Un saccage certes beaucoup moins dramatique, sans mort d&rsquo;enfant, mais avec des blessures bien ancr\u00e9es. En \u00e9coutant, en lisant les mots sur ces pensionnats de l&rsquo;horreur, j&rsquo;entendais la voix de ma m\u00e8re, celle de ma grand-m\u00e8re\u2026 Dans cette langue occitane, ce \u201cpatois\u201d que la langue dominante a voulu effacer, elles me disaient la honte de ne pas savoir les bons mots \u00ab\u00a0en fran\u00e7ais\u00a0\u00bb. Ma m\u00e8re me racontait l&rsquo;\u00e9cole et les coups de r\u00e8gle sur les doigts \u00e0 chaque terme occitan qui lui \u00e9chappait. Oh, rien de bien grave, quelques coups pour dresser les enfants \u00e0 mieux s&rsquo;ins\u00e9rer dans une France unique. Limer les ongles et les dents des diff\u00e9rents pour un \u201cvivre ensemble\u201d lisse et sans relief. Pas de charniers, mais la perte d&rsquo;une culture et de ces mots qui ont berc\u00e9 mon enfance et mes vacances entre champs et for\u00eats. Les mots des trobairitz et des troubadours, ces po\u00e8tes qui chantaient l&rsquo;amour courtois comme Nasha chantera d\u00e9sormais les airs de sa grand-m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>E.l aucellet estan mut,<\/em> <em>C\u2019us de chantar non s\u2019afraingna<\/em>\u2026<br>Les oisillons restent si muets qu&rsquo;aucun d&rsquo;entre eux ne se force \u00e0 chanter\u2026<\/p>\n<cite>\u201cAr em al freg temps vengut\u201d d\u2018Azala\u00efs de Porcairagues, trobairitz du XIIIe si\u00e8cle<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Nasha\" width=\"960\" height=\"540\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/SJyTBq6obSA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u201cNasha\u201d, le livre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Retrouver les palettes de Justine Brax<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:34% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"554\" height=\"740\" src=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.09.54.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-7402 size-full\" srcset=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.09.54.png 554w, https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.09.54-225x300.png 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 554px) 100vw, 554px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Avec Justine, notre premier livre, <em><a href=\"http:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=420\">Rouge Bala<\/a><\/em>, date de pr\u00e8s de quinze ans\u2026 C&rsquo;est Benjamin Lacombe qui a eu l&rsquo;id\u00e9e de cette rencontre. Et c&rsquo;est encore lui, pr\u00e9cieux regard sur cette collection hors formats, qui a choisi de publier ce second livre commun.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir vu sa s\u0153ur partir pour se marier beaucoup trop t\u00f4t \u00e0 son go\u00fbt, Bala veut se choisir une chemin diff\u00e9rent\u2026 En 2010, <em><a href=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/?page_id=420\">Rouge Bala<\/a><\/em>, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une histoire de filles, une histoire de femmes, dans une culture loin de la n\u00f4tre mais sur un m\u00eame fil \u00e9motionnel. <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:auto 35%\"><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Avant d&rsquo;\u00e9crire cette histoire autour du mariage \u201cpr\u00e9coce\u201d (dr\u00f4le de mot pour qualifier le mariage forc\u00e9 d&rsquo;une enfant\u2026), avec Justine, on a parl\u00e9, discut\u00e9. On s&rsquo;est rapidement aper\u00e7u que l&rsquo;on \u00e9tait touch\u00e9es par les m\u00eames r\u00e9cits autour du f\u00e9minin, les m\u00eames envies de voyages int\u00e9rieurs et de libert\u00e9. R\u00e9unies par une m\u00eame sororit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est sur cette sororit\u00e9 que nous avons construit ce deuxi\u00e8me livre. Les dessins et les couleurs de Justine \u00e9clatent, elles portent mes mots. Et si parfois nos univers divergent, on conna\u00eet les chemins de traverse pour les faire se retrouver, se rencontrer, et donner \u00e0 lire ce r\u00e9cit d&rsquo;une enfant \u00e0 la d\u00e9couverte de sa propre histoire. <\/p>\n<\/div><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"512\" height=\"678\" src=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.10.28.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-7404 size-full\" srcset=\"https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.10.28.png 512w, https:\/\/cecileroumiguiere.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/Capture-decran-2023-08-28-a-17.10.28-227x300.png 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un livre, une \u00e9quipe<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce livre a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, pens\u00e9, choy\u00e9 par Benjamin Lacombe dans sa collection \u201cHors formats\u201d chez Albin Michel. Un tr\u00e8s beau livre au dos toil\u00e9 de rouge, avec un papier doux au toucher qui donne une belle profondeur aux couleurs, une impression superbe. Merci \u00e0 vous, Marion Jablonski, \u00c9lise Lacharme, Fleur P\u00e9dezert, Fr\u00e9d\u00e9rique Deviller et toute l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Albin pour ce suivi sans faille.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Toutes les images sont sign\u00e9es \u00a9Justine Brax, merci de ne pas les utiliser sans son accord.<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Illustrations de Justine Brax,dans la collection de Benjamin Lacombe,Albin Michel, 30 ao\u00fbt 2023. Sa cuill\u00e8re plong\u00e9e dans son bol, Nasha regarde Ma\u2019Anna. Elle n\u2019ose plus faire de grimaces pour tenter de la d\u00e9rider, sa m\u00e8re a perdu son sourire. Depuis qu\u2019\u00e0 la t\u00e9l\u00e9 on parle de ces histoires de pensionnats et d\u2019enfants disparus, le visage de Ma\u2019Anna est couleur tristesse. Et pire que tout, elle ne chante plus&nbsp;! M\u00eame pas les berceuses qu\u2019elle a apprises de sa m\u00e8re et de sa grand-m\u00e8re. Nasha a beau essayer de la faire rire, surveiller la cuisson de la tortilla avant m\u00eame qu&rsquo;elle le lui demande, rien n\u2019y fait : Ma\u2019Anna n\u2019a plus le go\u00fbt de s\u2019amuser. \u201cNasha\u201d, C\u00e9cile Roumigui\u00e8re &amp; Justine Brax, Albin Michel 2023 Planter ses racines pour mieux s&rsquo;envoler Insouciante et heureuse, Nasha grandit dans le Sud de l\u2019Am\u00e9rique du Nord des ann\u00e9es 1980. Elle est fille d&rsquo;une m\u00e8re issue des premiers peuples d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et d&rsquo;un p\u00e8re aux origines irlandaises. 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Enlever des enfants \u00e0 leurs familles, les couper de leur culture, leur inculquer \u00e0 coups de brimades une culture et une religion diff\u00e9rentes au pr\u00e9texte fallacieux de mieux les assimiler dans une soci\u00e9t\u00e9 dominante ? Jusqu&rsquo;\u00e0 les faire mourir\u2026 Comment peut-on imaginer et mettre en place une telle abomination ? Col\u00e8re, d\u00e9sarroi, profond chagrin. Des r\u00e9actions sans doute d&rsquo;autant plus intenses que ce massacre de racines faisait \u00e9cho \u00e0 mon histoire personnelle. Un saccage certes beaucoup moins dramatique, sans mort d&rsquo;enfant, mais avec des blessures bien ancr\u00e9es. En \u00e9coutant, en lisant les mots sur ces pensionnats de l&rsquo;horreur, j&rsquo;entendais la voix de ma m\u00e8re, celle de ma grand-m\u00e8re\u2026 Dans cette langue occitane, ce \u201cpatois\u201d que la langue dominante a voulu effacer, elles me disaient la honte de ne pas savoir les bons mots \u00ab\u00a0en fran\u00e7ais\u00a0\u00bb. Ma m\u00e8re me racontait l&rsquo;\u00e9cole et les coups de r\u00e8gle sur les doigts \u00e0 chaque terme occitan qui lui \u00e9chappait. Oh, rien de bien grave, quelques coups pour dresser les enfants \u00e0 mieux s&rsquo;ins\u00e9rer dans une France unique. Limer les ongles et les dents des diff\u00e9rents pour un \u201cvivre ensemble\u201d lisse et sans relief. Pas de charniers, mais la perte d&rsquo;une culture et de ces mots qui ont berc\u00e9 mon enfance et mes vacances entre champs et for\u00eats. Les mots des trobairitz et des troubadours, ces po\u00e8tes qui chantaient l&rsquo;amour courtois comme Nasha chantera d\u00e9sormais les airs de sa grand-m\u00e8re. 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Un livre, une \u00e9quipe Ce livre a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, pens\u00e9, choy\u00e9 par Benjamin Lacombe dans sa collection \u201cHors formats\u201d chez Albin Michel. Un tr\u00e8s beau livre au dos toil\u00e9 de rouge, avec un papier doux au toucher qui donne une belle profondeur aux couleurs, une impression superbe. Merci \u00e0 vous, Marion Jablonski, \u00c9lise Lacharme, Fleur P\u00e9dezert, Fr\u00e9d\u00e9rique Deviller et toute l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Albin pour ce suivi sans faille. 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