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    Niki de Saint Phalle

    “Femme de mars” du jour. Ah les Nanas… et ces tirs sur des toiles de plâtre blanc qui explosent de couleurs ! J’imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi, la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations. Le corps de la femme, sa représentation, la femme en souffrance, la femme entravée par la société. La femme en toute liberté. Liberté et majesté. Pourquoi pas le Nana Power ? Le temps est venu d’une nouvelle société matriarcale. Niki de Saint Phalle n’a été longtemps pour moi qu’un parfum au très beau flacon et une fontaine en mouvement…

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    Marguerite Duras

    “Femmes de mars”, suite. Je ne sais pas les choses avant de les écrire… Marguerite Duras, l’unique. Une voix que je n’ai d’abord pas entendue. Première année de fac, Le ravissement de Lol V. Stein me laisse désemparée. Je sens qu’il y a quelque chose dans ce livre, quelque chose qui m’échappe. Dix ans après, je le relis. Et lis Un barrage contre le Pacifique, puis Le Vice-Consul. La voix m’a atteinte, enfin. Ne me quitte plus depuis. Je pose des mots beaucoup de fois, d’abord des mots… Je relis Marguerite Duras par cycles, comme un mantra. Elle seule a cette façon de faire parler faux des personnages pour dire…

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    Camille Claudel

    “Femmes de mars”, suite. Montpellier, 1980, première année de fac, je découvre Camille Claudel avec le livre d’Anne Delbée Une femme. Paris, 1984, ma première visite dans un musée parisien est évidemment pour le musée Rodin. L’Implorante, les Causeuses, la Petite châtelaine… Les mains sculptées par Camille… Le choc. Je suis envahie par la force de ses sculptures. Et en colère que Camille Claudel n’ait pas son propre musée. Au début de l’été 2016, enfin, je visite Montfavet. Entre ces deux périodes, je reviens régulièrement sur ses sculptures, je lis ses lettres, j’imagine — sans être prête encore à l’écrire — un livre autour des mains de Camille, des mains…

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    Alexandra David-Néel

    “Femmes de mars”… J’ai quatorze ans, ou treize, ou quinze… L’été n’en finit pas. Je suis seule de mon âge dans une ferme, hier immense terrain d’aventures. Mais mon enfance s’efface déjà. Ma chambre s’ouvre sur un champ de blé, le soleil s’y couche et rougeoie. Je suis seule et je lis. Je lis. Là, je découvre Alexandra David-Néel. Écrivaine, exploratrice, elle m’a ouvert tout un monde. Pour sa voix D’un voyage l’autre Lampe de sagesse Pour les photos au début (en espagnol) Photo du site officiel Alexandra David-Néel