• carnet

    Niki de Saint Phalle

    “Femme de mars” du jour. Ah les Nanas… et ces tirs sur des toiles de plâtre blanc qui explosent de couleurs ! J’imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi, la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations. Le corps de la femme, sa représentation, la femme en souffrance, la femme entravée par la société. La femme en toute liberté. Liberté et majesté. Pourquoi pas le Nana Power ? Le temps est venu d’une nouvelle société matriarcale. Niki de Saint Phalle n’a été longtemps pour moi qu’un parfum au très beau flacon et une fontaine en mouvement…

  • carnet

    Marguerite Duras

    “Femmes de mars”, suite. Je ne sais pas les choses avant de les écrire… Marguerite Duras, l’unique. Une voix que je n’ai d’abord pas entendue. Première année de fac, Le ravissement de Lol V. Stein me laisse désemparée. Je sens qu’il y a quelque chose dans ce livre, quelque chose qui m’échappe. Dix ans après, je le relis. Et lis Un barrage contre le Pacifique, puis Le Vice-Consul. La voix m’a atteinte, enfin. Ne me quitte plus depuis. Je pose des mots beaucoup de fois, d’abord des mots… Je relis Marguerite Duras par cycles, comme un mantra. Elle seule a cette façon de faire parler faux des personnages pour dire…

  • atelier,  expo

    “S’aimer” à Palaiseau

    Un beau samedi à la MJC de Palaiseau. L’expo “S’aimer” court le long des murs, les élèves de capœira font la roda, ils vont être batizado. Dans l’atelier de poterie, les mots se cherchent et émergent. Les rires étouffés, l’émotion contenue, l’intime dévoilé… on écrit l’amour, ce samedi, à la MJC de Palaiseau. On peut voir l’expo jusqu’au 24 mars dans le cadre des “rencontres de l’enfance ». Merci à Agnès et Mathieu pour l’organisation parfaite, à Agnès, Margot, Caroline, Orianne, Ludivine, Jeanne et Jeanne, Coline, Joséphine et Elyssa.

  • carnet

    Camille Claudel

    “Femmes de mars”, suite. Montpellier, 1980, première année de fac, je découvre Camille Claudel avec le livre d’Anne Delbée Une femme. Paris, 1984, ma première visite dans un musée parisien est évidemment pour le musée Rodin. L’Implorante, les Causeuses, la Petite châtelaine… Les mains sculptées par Camille… Le choc. Je suis envahie par la force de ses sculptures. Et en colère que Camille Claudel n’ait pas son propre musée. Au début de l’été 2016, enfin, je visite Montfavet. Entre ces deux périodes, je reviens régulièrement sur ses sculptures, je lis ses lettres, j’imagine — sans être prête encore à l’écrire — un livre autour des mains de Camille, des mains…